La résilience se construit aussi dans… les amphithéâtres

Clotilde Marchetti
04/06/2026
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Former aujourd'hui les résilients de demain.

Préparer la relève !

Lorsque l'on questionne les notions de résilience, de gestion de crise ou de continuité d'activité, les regards se tournent naturellement vers les entreprises, les administrations ou les infrastructures critiques. Pourtant, une partie de la réponse se trouve aussi… dans les amphithéâtres !

Au cours des derniers mois, Blake & Swann Associates a eu l'opportunité d'échanger avec plusieurs promotions d'étudiants autour des enjeux de résilience.

Le 3 décembre 2025, à l'European School of Political and Social Sciences (ESPOL) de l'Université Catholique de Lille, les discussions ont porté sur le métier de consultant en résilience. Les questions ont rapidement dépassé les méthodes et les référentiels : comment conseiller un dirigeant sous pression ? Qu'est ce que le scénario du pire ? Comment arbitrer dans l'incertitude ?

Le 10 avril 2026, lors d'une table ronde organisée par le Mastère Spécialisé "Manager des Risques" des Arts et Métiers à Paris, les échanges ont réuni étudiants déjà en alternance et praticiens, autour des défis actuels de la gestion de crise et de la continuité d'activité. Une occasion de confronter les approches académiques aux réalités du terrain.

Enfin, le 11 juin 2026, nous aurons le plaisir d'intervenir auprès du Mastère spécialisé "Contrôle de gestion, Audit et Gestion des systèmes d'information"  de SKEMA Business School à Lille pour aborder un sujet devenu incontournable : la résilience face aux enjeux de l'intelligence artificielle. Comment l'IA peut-elle renforcer les dispositifs de continuité ? Comment auditer les risques qu'elle introduit elle-même ? Comment conserver la maîtrise des décisions dans un environnement de plus en plus automatisé ?

Partager l'expérience dans les 2 sens.

Au-delà de la diversité des sujets, un constat s'impose. Les étudiants d'aujourd'hui seront les responsables PCA, les risk managers ou les membres de cellules de crise de demain. Dans quelques années, ils prendront des décisions qui engageront parfois la continuité d'une entreprise, la sécurité d'un site industriel ou la gestion d'un événement majeur.

C'est pourquoi la transmission n'est pas un exercice accessoire. Elle fait partie intégrante de la résilience. Partager des retours d'expérience, raconter les réussites comme les difficultés, expliquer les réalités du terrain, permettre aux étudiants de confronter leurs idées à celles des praticiens : tout cela contribue à préparer les organisations de demain.

Et il existe sans doute une autre raison de poursuivre  ces échanges. À chaque rencontre, les étudiants interrogent des évidences que les professionnels ne questionnent plus toujours. Ils apportent un regard neuf sur des sujets parfois installés dans les habitudes. La transmission fonctionne alors dans les deux sens. Nous partageons notre expérience. Ils nous obligent à la remettre en perspective.

C'est peut-être là l'une des formes les plus discrètes, mais aussi les plus utiles, de la résilience.